Le Tantra est-il fait pour vous ? Faites le test complet en 15 questions

Introduction
Le tantra suscite aujourd’hui beaucoup d’attrait… et beaucoup de confusions.
Entre promesses d’éveil, fantasmes sexuels, discours spirituels flous et expériences parfois très intenses, il devient difficile de savoir si cette voie est réellement adaptée à soi — et surtout à quel moment de sa vie.
Ce questionnaire n’est pas un jeu.
Il n’a pas pour objectif de vous dire si vous êtes « apte » ou non, ni de vous encourager à vous lancer à tout prix. Il est là pour clarifier, mettre en lumière certaines zones de stabilité… et d’autres qui demandent peut‑être davantage de conscience, de cadre ou de temps.
Répondez simplement, honnêtement, sans chercher la « bonne » réponse.
Le tantra n’est pas une méthode de réparation, ni une promesse d’extase. C’est un chemin exigeant, qui engage le corps, l’énergie, l’émotionnel et la responsabilité personnelle.
Ce test a été conçu par Valérie-Anne Jouinot – CœurAccords®.
Il peut être partagé ou utilisé librement, à condition d’en citer clairement la source.
Comment utiliser ce test
Prenez un moment pour vous.
Lisez chaque question tranquillement et répondez par Oui, Non ou Parfois
Si une question vous laisse perplexe, vous pouvez aussi répondre « Je ne sais pas ».
Cette réponse est en elle-même une information précieuse : considérez cela comme une invitation à explorer la thématique soulevée par la question, à votre rythme, sans pression ni obligation de réponse immédiate.
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Ce test ne cherche pas à vous classer, ni à vous orienter vers une décision prédéfinie.
Selon les questions, un Oui, un Parfois ou un Non n’ont pas la même signification.
Certaines questions explorent des ressources déjà intégrées.
D’autres mettent en lumière des zones sensibles, contextuelles ou encore en construction.
D’autres enfin pointent de véritables zones de vigilance, notamment dans des cadres tantriques collectifs ou intensifs.
L’essentiel n’est donc pas la réponse en elle-même, mais ce qu’elle révèle de votre relation au corps, à l’énergie, au cadre et à la responsabilité personnelle.
Prenez ce test comme un miroir. Non pour vous juger, mais pour mieux comprendre où vous en êtes aujourd’hui.
À l'issue du test, je vous proposerai une lecture de ces réponses, question par question, afin d’en éclairer les enjeux réels.
Le test – 15 questions de clarification
1. Êtes-vous capable de ressentir vos limites… et de les exprimer clairement ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
2. Savez-vous faire la différence entre désir, excitation et énergie ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
3. Avez-vous déjà travaillé votre rapport au corps ?
Ou est-ce encore un territoire inconnu, sensible ou douloureux ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
4. Êtes-vous capable de rester centré en présence d’autres personnes ?
Ou vous sentez-vous facilement envahi, influencé ou déstabilisé ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
5. Avez-vous vécu des traumas ou des abus non intégrés ?
(Si oui, savez-vous que le tantra peut parfois réactiver ces mémoires sans prévenir ?)
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
6. Cherchez-vous actuellement à combler un manque affectif, sexuel ou spirituel ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
7. Attendez-vous d’un stage ou d’une pratique tantrique qu’elle vous « répare » ou vous transforme rapidement ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
8. Avez-vous tendance à vous laisser guider par des figures charismatiques ou des cadres présentés comme spirituels ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
9. Vous sentez-vous émotionnellement solide en ce moment ?
Non pas « fort », mais suffisamment stable pour traverser des expériences intenses.
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
10. Êtes-vous capable de garder votre discernement et votre centrage personnel dans un groupe ?
Ou avez-vous tendance à vous laisser emporter par l’énergie collective ou l’ambiance du groupe ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
11. Êtes-vous à l’aise avec l’idée de dire non, même dans un cadre présenté comme spirituel ou sacré ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
12. Savez-vous reconnaître quand une pratique vous fait réellement du bien…
… et quand elle vous met en insécurité intérieure, même si elle est intense ou valorisée par le groupe ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
13. Avez-vous tendance à idéaliser les animateurs, enseignants ou cadres tantriques ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
14. Êtes-vous capable de rester dans votre expérience sans vous comparer aux autres participants ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
15. Acceptez-vous que le tantra ne soit pas toujours agréable, doux ou euphorisant,
mais parfois confrontant, déstabilisant ou révélateur ?
☐ Oui ☐ Parfois ☐ Non
Lecture et éclairage de vos réponses
Ce test n’a pas vocation à donner un verdict. Il permet de mettre en lumière des zones de clarté, de fragilité ou de vigilance, afin d’aborder le tantra avec davantage de conscience.
Nous allons reprendre chaque question, une par une, pour en comprendre les enjeux réels.
Question 1 – Êtes-vous capable de ressentir vos limites… et de les exprimer clairement ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Les limites sont le socle invisible de toute expérience tantrique saine. Sans conscience claire de ses limites, il devient impossible de distinguer ce qui relève d’un élan juste… de ce qui est une adaptation, une pression implicite ou un dépassement de soi mal compris.
En tantra, les limites ne sont pas un frein à l’ouverture. Elles en sont la condition.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique que vous savez repérer vos signaux internes et les exprimer lorsque c’est nécessaire. Cette capacité est précieuse, car elle permet de rester en intégrité, même dans des contextes intenses ou chargés énergétiquement.
Si vous avez répondu Parfois : Cela signifie que vos limites peuvent être claires dans certains contextes, mais plus floues dans d’autres, notamment en groupe, face à une autorité ou dans une ambiance émotionnelle forte. Ce n’est pas un problème en soi, mais cela demande un cadre particulièrement sécurisé et respectueux.
Si vous avez répondu Non : Cela indique une zone de vigilance importante. Le tantra, en sollicitant le corps, l’énergie et la relation, peut amplifier les situations où les limites ne sont pas encore conscientes ou exprimables. Sans accompagnement adapté, cela peut conduire à des vécus confus ou déstabilisants.
Dans tous les cas, la question n’est pas de « forcer » ses limites, mais d’apprendre à les reconnaître, les écouter et les honorer. C’est l’une des bases d’un tantra réellement conscient et respectueux.
Question 2 – Savez-vous faire la différence entre désir, excitation et énergie ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
La confusion entre désir, excitation et énergie est l’une des sources majeures de malentendus dans le tantra contemporain.
Le désir est une orientation, un mouvement vers quelque chose ou quelqu’un. Il peut être conscient ou non, assumé ou refoulé.
L’excitation est une réaction physiologique et nerveuse. Elle peut apparaître sans désir conscient, ou au contraire être très forte lorsque le désir est alimenté mentalement.
L’énergie, elle, est plus vaste. Elle traverse le corps, circule, s’intensifie ou se dissipe. Elle n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Elle demande surtout à être reconnue et habitée avec conscience.
Lorsque ces trois dimensions sont confondues, il devient facile de justifier des gestes, des rapprochements ou des transgressions au nom de « l’énergie », alors qu’il s’agit parfois simplement de désir non assumé ou d’excitation mal contenue.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique une capacité à observer ce qui se passe en vous sans tout mélanger. Cette lucidité est fondamentale pour rester responsable de vos élans et respecter ceux des autres.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que, selon le contexte ou l’intensité de l’expérience, les repères deviennent flous. C’est très fréquent, surtout en groupe. Cela appelle alors un cadre clair et un accompagnement réellement conscient de ces enjeux.
Si vous avez répondu Non : Il y a là une zone de vigilance importante. Sans repères clairs, le tantra peut devenir un terrain de projection ou de confusion, autant pour soi que pour les autres.
Clarifier cette distinction ne consiste pas à réprimer le désir ou l’excitation, mais à savoir quoi en faire intérieurement. C’est une étape clé pour vivre le tantra comme un chemin de présence, et non comme un espace de débordement.
Question 3 – Avez-vous déjà travaillé votre rapport au corps ?
Ou est-ce encore un territoire inconnu, sensible ou douloureux ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Le tantra engage directement le corps. Pas comme un objet à utiliser ou à performer, mais comme un lieu de perception, de mémoire et de sagesse.
Lorsque le rapport au corps est peu exploré, ou chargé de tensions, de honte, de contrôle ou de dissociation, les pratiques tantriques peuvent venir toucher des zones sensibles sans que cela soit anticipé.
Travailler son rapport au corps ne signifie pas forcément avoir suivi des années de thérapie ou de pratiques corporelles. Il s’agit surtout de savoir si vous êtes capable d’être présent à vos sensations, d’écouter les signaux de confort ou d’inconfort, et de respecter votre rythme.
Si vous avez répondu Oui : Cela suggère que vous avez déjà une forme de familiarité avec votre corps, ses ressentis et ses limites. Cette relation facilite une exploration plus consciente et respectueuse.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que certaines zones soient habitées et d’autres encore sensibles ou mises à distance. Dans ce cas, la qualité du cadre et la progressivité des pratiques sont déterminantes.
Si vous avez répondu Non : Cela indique une zone de vigilance. Le tantra, en invitant à une présence corporelle accrue, peut réveiller des sensations ou des mémoires qui demandent un accompagnement adapté et beaucoup de douceur.
Le corps n’a rien à forcer. Il a besoin d’être écouté. En tantra, c’est souvent lui qui montre le chemin — à condition qu’on sache l’entendre.
Question 4 – Êtes-vous capable de rester centré en présence d’autres personnes ?
Ou vous sentez-vous facilement envahi, influencé ou déstabilisé ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Le tantra se vit rarement seul. Il se déploie le plus souvent en relation, et très fréquemment en groupe. Or, le groupe agit comme un amplificateur : il intensifie les émotions, les sensations, les projections… et l’énergie.
Rester centré signifie pouvoir demeurer en contact avec son axe intérieur, ses ressentis et ses choix, même lorsque l’environnement devient chargé, stimulant ou émotionnellement dense.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique une capacité à rester en lien avec vous-même sans vous couper des autres. Cette stabilité intérieure permet de vivre la relation sans se perdre ni se rigidifier.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que votre centrage dépende du contexte, de votre état du moment ou de la dynamique du groupe. Dans ce cas, la taille du groupe, la clarté du cadre et la qualité de l’encadrement deviennent déterminantes.
Si vous avez répondu Non : Il s’agit d’une zone de vigilance importante. En contexte tantrique, le risque est de confondre l’énergie collective avec votre propre élan, ou de vous adapter inconsciemment à ce qui est attendu. Cela peut mener à des expériences qui ne vous correspondent pas vraiment.
Cultiver le centrage n’est pas un exercice de contrôle. C’est un apprentissage de présence à soi, qui permet de rester libre et responsable, même au cœur de l’intensité relationnelle.
Question 5 – Avez-vous vécu des traumas ou des abus non intégrés ?
(Si oui, savez-vous que le tantra peut parfois réactiver ces mémoires sans prévenir.)
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Cette question est sans doute l’une des plus délicates, et pourtant l’une des plus importantes.
Le tantra agit en profondeur sur le corps, l’énergie et l’émotionnel. Il peut réveiller des mémoires anciennes, parfois enfouies, sans que cela soit conscient ou intentionnel. Ces réactivations ne sont pas des erreurs : elles font partie du fonctionnement même du corps et du système nerveux.
Le danger apparaît lorsque ces phénomènes ne sont ni nommés, ni accompagnés, ni compris. Une personne ayant vécu des traumas ou des abus non intégrés peut se retrouver submergée par des sensations, des émotions ou des réactions qui la dépassent, surtout dans un cadre collectif ou intense.
Si vous avez répondu Oui : Cela ne signifie pas que le tantra vous est interdit. En revanche, cela demande une grande prudence, un cadre très clair et, dans certains cas, un accompagnement individuel préalable ou parallèle. Le respect de votre rythme est essentiel.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que certaines expériences passées aient déjà été partiellement intégrées, mais que des zones restent sensibles. Là encore, la qualité de l’accompagnement et la possibilité de poser des limites à tout moment sont déterminantes.
Si vous avez répondu Non : Cela indique que cette dimension ne semble pas centrale pour vous aujourd’hui. Cela n’exclut pas l’émergence d’émotions ou de mémoires en pratique, mais le terrain est a priori plus stable.
Le tantra n’est pas une thérapie, et il ne remplace pas un travail thérapeutique lorsque celui-ci est nécessaire. Le reconnaître est une preuve de maturité, pas de faiblesse.
Question 6 – Cherchez-vous actuellement à combler un manque affectif, sexuel ou spirituel ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Cette question touche à l’intention profonde avec laquelle une personne s’approche du tantra.
Le manque — affectif, sexuel ou spirituel — est humain. Il n’a rien de honteux. Le risque apparaît lorsque le tantra est investi comme une solution censée remplir ce vide, apporter enfin ce qui a manqué, ou réparer une blessure ancienne.
Dans ces cas‑là, la pratique peut devenir une quête de compensation plutôt qu’un chemin de présence. Elle peut aussi favoriser des projections fortes sur les partenaires, les animateurs ou le groupe, avec des attentes implicites difficiles à reconnaître sur le moment.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique que votre élan vers le tantra est peut‑être teinté d’un besoin de réparation ou de complétude. Ce n’est pas en soi un problème, mais cela appelle de la lucidité et un cadre très clair pour éviter les confusions relationnelles ou les déceptions.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que ce manque se manifeste par moments, selon les périodes de vie. Dans ce cas, avancer lentement, en restant à l’écoute de vos attentes et de vos projections, est essentiel.
Si vous avez répondu Non : Cela suggère que votre démarche s’inscrit davantage dans une exploration consciente que dans une recherche de compensation. Cette posture favorise des expériences plus justes et plus équilibrées.
Le tantra n’a pas vocation à combler un vide. Il invite plutôt à rencontrer ce qui est déjà là, avec honnêteté et présence.
Question 7 – Attendez-vous d’un stage ou d’une pratique tantrique qu’elle vous « répare » ou vous transforme rapidement ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Dans l’univers du développement personnel et du néotantra, la promesse de transformation rapide est très présente. Elle peut être séduisante, surtout lorsque l’on traverse une période de fragilité, de fatigue ou de quête de sens.
Le risque est de projeter sur le tantra une attente de réparation : être enfin guéri, libéré, transformé, parfois en quelques jours. Or, cette attente crée souvent une pression invisible — sur soi, sur les autres, ou sur les animateurs — et ouvre la porte à des désillusions, voire à des formes d’emprise douce.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique une attente forte de changement ou de soulagement. Cette aspiration est compréhensible, mais elle demande à être reconnue avec honnêteté. Sans cela, le tantra peut devenir un espace de dépendance plutôt qu’un chemin d’autonomie.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que vous oscilliez entre l’envie d’un changement rapide et la conscience que les transformations profondes demandent du temps. Cette lucidité partielle est déjà une ressource, à condition de ne pas la perdre sous l’effet de l’intensité du groupe.
Si vous avez répondu Non : Cela suggère que vous abordez le tantra sans attente de miracle. Cette posture favorise une exploration plus mature, où les transformations émergent naturellement, sans être forcées.
Le tantra ne promet pas de réparation. Il ouvre un espace de rencontre avec soi, qui peut être transformateur… mais rarement instantané.
Question 8 – Avez-vous tendance à vous laisser guider par des figures charismatiques ou des cadres présentés comme spirituels ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Le tantra contemporain est traversé par des figures charismatiques, parfois très inspirantes, parfois très influentes. Le charisme n’est pas un problème en soi. Il devient délicat lorsqu’il remplace le discernement personnel.
Dans certains cadres, l’aura spirituelle, le discours d’autorité ou l’expérience supposée de l’animateur peuvent conduire à une forme de délégation intérieure : on s’en remet à l’autre pour savoir ce qui est juste, acceptable ou « évolutif » pour soi.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique une tendance à faire confiance rapidement à l’autorité ou au cadre proposé. Cette ouverture peut être une qualité, mais elle demande à être équilibrée par une capacité à questionner, ressentir et dire non lorsque quelque chose ne résonne pas.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que le charisme vous influence davantage dans certains contextes, notamment lorsque vous êtes en recherche ou en vulnérabilité. Reconnaître cela permet déjà de rétablir du discernement.
Si vous avez répondu Non : Cela suggère que vous êtes capable de rester souverain dans vos choix, même face à une figure inspirante. Cette autonomie intérieure est un garde‑fou précieux dans les espaces tantriques.
Le tantra invite à redevenir l’autorité de sa propre expérience. Aucun cadre, aussi inspirant soit‑il, ne remplace cette responsabilité intime.
Question 9 – Vous sentez-vous émotionnellement solide en ce moment ?
Non pas « fort », mais suffisamment stable pour traverser des expériences intenses.
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Le tantra peut intensifier les émotions. Joie, tristesse, désir, peur ou vulnérabilité peuvent surgir avec force, parfois de manière inattendue. Il ne s’agit pas d’être invulnérable, mais d’avoir une base intérieure suffisamment stable pour accueillir ce qui émerge sans se sentir submergé.
La solidité émotionnelle n’est pas une rigidité. C’est la capacité à rester présent à ce qui se vit, à demander de l’aide si nécessaire, et à respecter ses propres limites quand l’intensité devient trop forte.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique que vous disposez actuellement de ressources émotionnelles suffisantes pour traverser des expériences intenses sans perdre pied. Cette stabilité favorise une exploration plus consciente et intégrée.
Si vous avez répondu Parfois : Votre solidité émotionnelle peut fluctuer selon les périodes de vie. Dans ce cas, avancer progressivement, choisir des cadres sobres et pouvoir vous retirer d’une pratique à tout moment sont des éléments essentiels.
Si vous avez répondu Non : Il existe là une zone de vigilance. En période de fragilité émotionnelle, l’intensité tantrique peut amplifier des états déjà sensibles. Prendre le temps de vous stabiliser, ou privilégier un accompagnement individuel, est alors une marque de respect envers vous-même.
Le tantra ne demande pas d’être fort. Il demande d’être présent, honnête avec soi, et capable de se préserver quand c’est nécessaire.
Question 10 – Êtes-vous capable de garder votre discernement et votre centrage personnel dans un groupe ?
Ou avez-vous tendance à vous laisser emporter par l’énergie collective ou l’ambiance du groupe ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Le groupe est l’un des plus puissants amplificateurs en contexte tantrique. Il peut soutenir, ouvrir, relier… mais aussi emporter, brouiller les repères et diluer la responsabilité individuelle.
Garder son discernement en groupe signifie rester en lien avec son propre ressenti, ses limites et ses choix, même lorsque l’énergie collective devient intense, euphorisante ou émotionnellement chargée. Cela ne veut pas dire se fermer au groupe, mais ne pas s’y perdre.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique une capacité à rester ancré dans votre expérience tout en participant au collectif. Cette stabilité permet de bénéficier de la dynamique de groupe sans renoncer à votre souveraineté intérieure.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que votre discernement fluctue selon l’intensité du groupe, votre état intérieur ou la posture de l’encadrement. Dans ce cas, des temps de pause, des pratiques sobres et la possibilité de vous retirer sont essentiels.
Si vous avez répondu Non : Il s’agit d’une zone de vigilance importante. Se laisser emporter par l’énergie du groupe peut conduire à des choix qui ne vous correspondent pas, ou à des expériences vécues trop vite, trop fort. Un cadre très clair et une forte capacité à dire non deviennent alors indispensables.
Le tantra invite à vivre la puissance du collectif sans renoncer à sa responsabilité personnelle. Le groupe peut soutenir l’éveil de la conscience… à condition que chacun reste présent à lui-même.
Question 11 – Êtes-vous à l’aise avec l’idée de dire non, même dans un cadre présenté comme spirituel ou sacré ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Dans de nombreux espaces dits spirituels ou tantriques, le mot « sacré » peut parfois devenir un argument implicite qui inhibe l’expression des limites personnelles. Dire non peut alors être vécu comme un manque d’ouverture, de confiance ou de spiritualité.
Or, le sacré véritable ne nie jamais le consentement. Il ne demande pas de se forcer, de se dépasser contre soi-même ou de taire un malaise au nom d’un idéal supérieur.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique que vous êtes capable de vous respecter, même lorsque la pression du cadre ou du groupe est subtile. Cette capacité à dire non est un pilier fondamental de toute pratique consciente.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que vous sachiez dire non dans des contextes ordinaires, mais que cela devienne plus difficile lorsque le cadre se pare d’une dimension spirituelle ou symbolique. Reconnaître cela est déjà un premier pas important.
Si vous avez répondu Non : Il s’agit d’une zone de vigilance majeure. Lorsque le non n’est pas possible, le risque de confusion, de transgression ou de violence symbolique augmente fortement. Le tantra, plus que toute autre voie, exige un consentement clair, vivant et renouvelable.
Le sacré ne se situe pas au-dessus de l’humain. Il s’incarne à travers le respect profond de soi et de l’autre.
Question 12 – Savez-vous reconnaître quand une pratique vous fait réellement du bien…
… et quand elle vous met en insécurité intérieure, même si elle est intense ou valorisée par le groupe ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Dans certains contextes tantriques, l’intensité est parfois confondue avec la justesse. Une pratique peut être très forte, très émouvante ou très valorisée par le groupe, sans pour autant être réellement bénéfique pour la personne qui la vit.
Savoir reconnaître ce qui fait du bien ne signifie pas rechercher uniquement le confort. Il s’agit plutôt de discerner si, au-delà de l’intensité, l’expérience soutient votre intégrité intérieure ou si elle génère un sentiment d’insécurité, de dissociation ou de confusion.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique une capacité à écouter vos ressentis profonds, au-delà des apparences et des discours. Cette écoute intérieure est un repère précieux pour avancer avec discernement.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que, dans certains contextes ou sous l’effet du groupe, vos repères se brouillent. Dans ce cas, prendre le temps d’intégrer après une pratique, de verbaliser ce qui a été vécu et de ralentir est essentiel.
Si vous avez répondu Non : Il existe là une zone de vigilance importante. Confondre intensité et justesse peut conduire à des expériences vécues comme violentes intérieurement, même si elles sont présentées comme « évolutives ». Apprendre à reconnaître les signaux d’insécurité est alors une étape clé.
En tantra, la transformation authentique s’accompagne d’un sentiment de cohérence intérieure. Si ce sentiment est absent, il est toujours légitime de s’arrêter, de questionner ou de dire non.
Question 13 – Avez-vous tendance à idéaliser les animateurs, enseignants ou cadres tantriques ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
L’idéalisation est un mécanisme humain courant, surtout dans des contextes où se mêlent quête de sens, vulnérabilité et promesse de transformation. Dans le tantra, elle peut prendre une forme particulièrement subtile, car elle s’appuie souvent sur un langage spirituel, une posture charismatique ou une expérience vécue comme forte.
Idéaliser un animateur ou un cadre, c’est lui attribuer un savoir, une conscience ou une justesse supposée supérieure à la sienne. Le risque n’est pas d’admirer ou de reconnaître une compétence, mais de remettre son discernement personnel entre les mains d’un autre.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique une tendance à projeter sur l’autre une autorité ou une sagesse idéalisée. Cette posture peut fragiliser votre capacité à écouter vos propres ressentis et à poser des limites lorsque quelque chose ne vous convient pas.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que l’idéalisation apparaisse surtout dans des moments de doute, de fatigue ou de recherche intérieure. En prendre conscience permet déjà de rééquilibrer la relation et de revenir à votre propre boussole.
Si vous avez répondu Non : Cela suggère que vous êtes capable de reconnaître la valeur d’un enseignant ou d’un cadre sans lui déléguer votre pouvoir intérieur. Cette posture favorise des relations plus saines et des expériences plus justes.
Un cadre tantrique véritablement conscient ne cherche pas à être idéalisé. Il invite chacun à retrouver sa propre autorité intérieure.
Question 14 – Êtes-vous capable de rester dans votre expérience sans vous comparer aux autres participants ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
La comparaison est un réflexe très humain, particulièrement en groupe. En contexte tantrique, elle peut cependant devenir source de confusion, de pression intérieure ou de dévalorisation silencieuse.
Se comparer, c’est quitter son expérience pour se référer à celle des autres : qui ressent plus, qui vit plus intensément, qui semble « avancer » plus vite. Or, le tantra ne suit aucun rythme standard. Chaque corps, chaque histoire, chaque système nerveux a sa temporalité propre.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique une capacité à rester en lien avec votre vécu, sans vous mesurer aux autres. Cette qualité soutient une exploration respectueuse et profondément intégrée.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que la comparaison surgisse dans des moments de doute ou d’intensité. La reconnaître permet de revenir à votre propre rythme et d’éviter de vous pousser au-delà de ce qui est juste pour vous.
Si vous avez répondu Non : Il existe là une zone de vigilance. La comparaison peut entraîner des adaptations inconscientes, une surenchère d’intensité ou un sentiment d’insuffisance. Dans ce cas, un cadre qui valorise la singularité et le non‑faire devient essentiel.
En tantra, il n’y a rien à réussir ni à prouver. Revenir à votre expérience singulière est souvent le geste le plus juste.
Question 15 – Acceptez-vous que le tantra ne soit pas toujours agréable, doux ou euphorisant,
mais parfois confrontant, déstabilisant ou révélateur ?
Pourquoi cette question est essentielle en tantra
Le tantra est souvent associé, à tort, à des états de bien‑être permanent, de plaisir continu ou d’extase. Cette vision idéalisée peut créer des attentes irréalistes et conduire à une incompréhension profonde de ce que ce chemin engage réellement.
Le tantra met en lumière ce qui est là. Il peut révéler de la joie, de la douceur et de la connexion, mais aussi des zones d’inconfort, de résistance ou de déséquilibre. Ces moments ne sont pas des échecs : ils font partie du processus de conscience.
Si vous avez répondu Oui : Cela indique une capacité à accueillir l’expérience telle qu’elle se présente, sans chercher à la contrôler ni à la rendre conforme à une attente. Cette ouverture soutient une exploration plus mature et plus respectueuse de vous‑même.
Si vous avez répondu Parfois : Il est possible que vous acceptiez intellectuellement cette idée, tout en ayant encore du mal à l’incarner lorsque l’inconfort se présente. Dans ce cas, la douceur envers vous‑même et le droit de ralentir sont essentiels.
Si vous avez répondu Non : Il existe là une zone de vigilance. Rechercher uniquement des expériences agréables peut conduire à éviter ou à nier ce qui demande à être regardé. Le tantra, dans ce cas, risque d’être utilisé comme une échappatoire plutôt que comme un chemin de présence.
Le tantra n’est pas un espace de confort permanent. C’est un chemin de vérité intérieure, qui gagne à être abordé avec humilité, patience et discernement.
Conclusion
Si ce test a fait émerger des questions, des prises de conscience ou même des zones de doute, c’est sain. Le tantra ne demande pas d’être prêt, parfait ou « avancé ». Il invite avant tout à être honnête avec soi‑même, à reconnaître ses ressources comme ses fragilités, et à choisir un cadre aligné avec ce que l’on vit intérieurement.
Les points abordés dans ce test — limites, désir, énergie, trauma, cadre, discernement, responsabilité — sont développés en profondeur dans mon livre
Les dangers cachés du néotantra. J’y partage mon regard de praticienne et d’accompagnante, ainsi que des repères concrets pour aborder le tantra avec davantage de conscience et de sécurité.
Si vous souhaitez découvrir le tantra dans un cadre sain, respectueux et conscient, je vous accompagne avec clarté, présence et bienveillance.
Valérie-Anne Jouinot
Coach bien-être & tantra
« Je ne parle pas du Tantra, je vous le fais vivre et ressentir »
© Valérie-Anne Jouinot – CœurAccords®
Ce test est une création originale. Toute reproduction, diffusion ou adaptation est autorisée uniquement avec mention explicite de la source et lien vers le site CœurAccords.
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Au fait, qui suis-je ?
Ma bio (atypique !) ici : www.coeuraccords.fr
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